Relations entre l’éjaculation et le cancer de la prostate

Les Rapports entre l’éjaculation et le cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est un type de cancer qui se développe dans la glande prostatique, une petite structure en forme de noix située sous la vessie chez les hommes. Selon l’American Cancer Society, environ 1 homme sur 9 sera diagnostiqué avec un cancer de la prostate au cours de sa vie. Bien que le traitement du cancer soit possible, il est important d’examiner les facteurs qui peuvent contribuer à son développement.

L’un des sujets controversés liés au cancer de la prostate est celui des rapports entre l’éjaculation et cette maladie. Certaines études ont suggéré qu’une fréquence élevée d’éjaculations pourrait réduire le risque de développer un cancer de la prostate, tandis que d’autres recherches n’ont pas trouvé une telle association. Dans cet article, nous examinerons les preuves scientifiques actuelles concernant ce sujet.

Qu’est-ce que le Cancer de Prostate?

Avant d’examiner les relations potentielles entre l’éjaculation et le risque du cancer prostatique, il convient toutefois d’avoir une compréhension claire du fonctionnement normal et anormal des cellules prostatiques.

La glande prostatique produit un liquide épais appelé sperme qui aide à transporter les spermatozoïdes lorsqu’ils sont éjectés pendant l’éjaculation. Les cellules normales dans cette glande se divisent régulièrement pour remplacer celles qui meurent naturellement ou endommagées par des processus inflammatoires ou infectieux.

Cependant, lorsque ces cellules commencent à se diviser plus rapidement qu’elles ne devraient, elles peuvent former une masse de tissu appelée tumeur. Si la tumeur est maligne (c’est-à-dire cancéreuse), elle peut se propager à d’autres parties du corps et causer des dommages graves.

Les facteurs de risque pour le cancer de la prostate comprennent l’âge, les antécédents familiaux, l’alimentation et le mode de vie. Les symptômes courants incluent des problèmes urinaires, une douleur dans les os ou un gonflement dans la région pelvienne.

L’éjaculation et le Cancer Prostatique

Plusieurs études ont examiné si l’éjaculation fréquente pouvait réduire le risque de développer un cancer prostatique. L’hypothèse sous-jacente est que l’éjaculation régulière pourrait aider à éliminer les cellules anormales qui pourraient autrement conduire au développement d’une tumeur.

Une étude publiée en 2004 a suivi plus de 29 000 hommes pendant huit ans pour déterminer s’il y avait une association entre la fréquence éjaculatoire et le risque de cancer prostatique. Les résultats ont montré que les hommes qui avaient cinq ou six éjaculations par semaine étaient environ un tiers moins susceptibles d’être diagnostiqués avec un cancer prostatique que ceux qui avaient moins d’une éjaculation par semaine.

Cependant, cette étude n’a pas prouvé qu’une augmentation du nombre d’éjaculations était directement responsable de cette réduction du risque; il est possible que d’autres facteurs non mesurés puissent expliquer ces résultats.

D’autres recherches ont également examiné cette question. Une étude de 2016 a suivi plus de 31 000 hommes pendant environ 18 ans et a constaté que ceux qui avaient une éjaculation fréquente (21 fois ou plus par mois) étaient moins susceptibles d’être diagnostiqués avec un cancer prostatique agressif.

Cependant, une autre étude publiée en 2018 n’a trouvé aucune association significative entre la fréquence éjaculatoire et le risque de cancer prostatique. Cette étude a suivi près de 32 000 hommes pendant environ huit ans.

Il est important de noter que ces résultats ne prouvent pas qu’une augmentation du nombre d’éjaculations peut prévenir le cancer prostatique; il est possible que les facteurs non mesurés puissent expliquer ces résultats contradictoires.

Masturbation et Cancer Prostatique

Une question connexe concerne l’effet potentiel de la masturbation sur le risque de développer un cancer prostatique. La masturbation implique généralement l’éjaculation, donc si l’hypothèse selon laquelle l’éjaculation régulière réduit le risque était vraie, on pourrait s’attendre à ce que la masturbation soit également bénéfique.

Cependant, peu d’études ont spécifiquement examiné cette question. Une analyse systématique des données disponibles publiées en 2016 n’a trouvé aucune preuve convaincante pour soutenir une relation entre la masturbation et le risque du cancer prostatique.

Les chercheurs ont conclu qu’il y avait « des preuves insuffisantes pour tirer des conclusions définitives » sur cette question. Il est donc difficile de dire si la masturbation peut avoir un effet protecteur contre le cancer prostatique.

Conclusion

Les rapports entre l’éjaculation et le risque de développer un cancer prostatique sont encore mal compris. Bien que certaines études aient suggéré qu’une fréquence élevée d’éjaculations pourrait réduire ce risque, d’autres recherches n’ont pas trouvé une telle association.

Il est important de noter que ces résultats ne prouvent pas qu’une augmentation du nombre d’éjaculations peut prévenir le cancer prostatique; il est possible que les facteurs non mesurés puissent expliquer ces résultats contradictoires.

En fin de compte, la meilleure façon de réduire votre risque de développer un cancer prostatique est probablement une combinaison d’un mode de vie sain (y compris une alimentation équilibrée et l’exercice régulier) et des examens médicaux réguliers pour dépister cette maladie potentiellement mortelle.

Henri

Henri de hsmaicuracao.org

Henri est le responsable editorial et technique de hsmaicuracao.org. Fort d'un background technique et journalistique, Henri vous propose des nouvelles fraîches et généralistes sur les sujets du quotidien.